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Une nouvelle polémique sur l’éthique de l’escalade

Posted on février 1st, 2012

Comme nous en avons déjà plusieurs fois parlé sur ce site, la position de Mountain Wilderness sur l’escalade traditionnelle est évidement au respect de la nature et de l’authenticité de l’exploit sportif. En effet, le réel exploit sportif est celui où on ne laisse pas de trace derrière soi et on vit son aventure en parfaite harmonie avec la nature en lui rendant ses droits après notre exploit.

Déséquipement de la plus haute via-ferata du monde

Si vous vous intéresséz un peu à l’histoire de l’escalade dans le monde, vous avez peut-être déjà suivi l’histoire du Cerro Torre en Patagonie. C’est une histoire qui vaut le détour car parsemée d’expéditions glorieuses, d’échecs et de polémiques. Pour en avoir un aperçu plus précis, je vous invite à découvrir cette histoire sur wikipedia.

Parmi les différents anecdotes de l’histoire, Meastri, un des grands alpinistes qui a gravé son nom dans l’histoire Cerro Torre (avec de l’encre indélébile) en équipant une voie à l’aide d’un compresseur à pitons en haut du Cerro Torré pour parvenir au sommet. On est typiquement face à une situation où l’homme à voulu vaincre la montagne à tout prix, quitte à y mettre les gros moyens. C’est pourquoi, depuis l’ouverture de cette voie où on trouve sur les dernières longueurs un piton tous les mètres, a été surnommée « la plus haute via ferata du monde ».

En ce début d’année, Rolando Garibotti et Colin Haley sont les premiers à avoir sorti la voie « compressor » totalement en libre. C’est une belle prouesse sportive de leur part. Mais en tant que défenseurs de l’escalade « by fair means » et de par leur légitimité en tant que « libérateur » de cette fameuse voie mythique ouverte par Maestri, ils ont décidé de déséquiper la voie afin de rendre à la voie sa pureté originelle. Ceci, tout en laissant le compresseur de Maestri (qui se trouve toujours pendu à un relais en haut du Cerro Torre) pour ne pas toucher aux vestiges historiques du passé qui sont un témoignage historique pour les grimpeurs.

Cependant, plutôt que d’être accueillis comme des vainqueurs à leur arrivée au village pour leurs deux prouesses :

  • La libération de la voie Maestri
  • Le déséquipement de cette voie sur-équipée

C’est la police qui les attendais en bas en les accusant d’avoir porté atteinte à un patrimoine historique du Cerro Torre.

Mountain Wilderness s’insurge contre cette mesure. En effet, Mountain Wilderness se positionne comme supporter de toute initiative du genre, surtout dans un contexte pareil au Cerro Torre où nous sommes face à une montagne encore sauvage et vierge. Il est dommage d’y laisser la trace de l’homme d’une part, et de forcer les futurs grimpeurs de cette voie à se trouver face à ces pitons mis en place. Pour une escalade authentique et pour laisser la liberté au grimpeur, il est essentiel de lui laisser la liberté de son itinéraire.

Pour en savoir plus sur la polémique qui fait rage sur internet, je vous invite à lire l’article publié sur Kairn.com et qui retrace toute l’histoire depuis l’ouverture de la voie par Maestri :

EDIT : voici un article avec la prise de position d’Arnaud Petit sur la question qui mérite le détour : De la difficulté d’être en avance sur son temps


Petit retour d’expérience sur le piolet d’or belge

Posted on décembre 15th, 2011

Nicolas Fravresse et Sean Villanueva nous partagent leur retour d’expérience après leur expédition au Groenland qui leur a valu le piolet d’or !

En conclusion, ce qu’ils cherchent c’est l’authenticité des grands espaces et cette possibilité de prendre de la distance par rapport à notre petit train train quotidien que nous vivons ici. La nature est belle partout, ça n’est pas toujours indispensable de partir à l’autre bout du monde pour la trouver, mais nous sommes trop le nez dans nos petites vies pour parvenir à ouvrir les yeux sur la beauté des choses simples.


Mountain Wilderness International lance un projet destiné à mesurer l’impact humain sur les hauts sommets. Les premiers résultats sont impressionnants.

Posted on octobre 7th, 2011

L’expédition de MW International a effectué, avec succès, l’ascension de quatre montagnes et rencontré les associations et agences touristiques de montagne boliviennes.

Un groupe de quatre montagnards catalans de Mountain Wilderness International (MWI), sous la direction du président Jordi Quera, a entrepris un projet pionnier, intitulé « L’empreinte humaine sur les montagnes » (« Mountain (human) footprint ratio« ). Le but de cette initiative est de détecter les menaces de détérioration de l’environnement pesant sur les hauts sommets et de proposer des moyens de mesurer l’impact humain sur ces environnements, qui puissent s’appliquer à toutes les montagnes du globe.

La délégation s’est rendue en Bolivie en août 2011, afin d’entreprendre l’étude des zones du Sajama (point culminant du pays), du Huayna Potosí et du Jhanko Laya, trois sommets de type très différent. Cette étude marque le début du projet. Ces trois montagnes ont été soigneusement sélectionnées et les membres de l’expédition ont aussi réalisé l’ascension d’un quatrième sommet, l’Acotango (entre Chili et Bolivie) et visité la région d’un volcan actif proche du Parc national du Sajama. La zone de l’Acotango n’a pas reçu la protection d’un parc à cause de l’existence de mines en exploitation.

L’expédition, qui avait reçu le soutien de montagnards boliviens renommés, parmi lesquels le père Antonio Zavatarelli, a rencontré des représentants de l’Association internationale des guides de montagne (UIAGM) en Bolivie, les gardes forestiers du refuge du Huayna Potosi, le célèbre Dr. Hugo Berrios et diverses associations et agences de montagne qui opèrent dans ce pays. Le but de ces rencontres était de mener à bien une analyse plus précise de la situation et de l’état de la wilderness des sommets boliviens. Durant le voyage, les quatre membres de l’expédition ont aussi participé à un projet de réinsertion professionnelle des jeunes de la région, en les formant aux sports de montagne à un niveau professionnel. Des contacts préliminaires ont également été pris en vue de créer une association Mountain Wilderness dans les Andes.

Mountain Wilderness International travaille actuellement au rapport de l’expédition et à la création d’un site
Internet consacré à ce projet.


Keepwild and clean-climbing, a other way to experience the wilderness

Posted on juin 1st, 2011

Robert Jasper and Jan Gürke participate in a project carried out by Mountain Wilderness Switzerland in which the need for alpine areas devoted to clean climbing is argued, and the way to practice this kind of climbing is shown.

In Belgium we are also sensible to the ethic of climbing and clean-climbing is a way of climbing that is already promoted by our belgian top-climbers and more and more young climbers want to learn those techniques to liberate their climbs. Mountain Wilderness supports those initiatives.


keepwild! climbs by MountainWilderness

While watching this movies you can also enable subtitles in french, spanish or english.


Changez d’approche et envisagez la mobilité douce

Posted on mai 25th, 2011

Voici une petite vidéo rafraîchissante qui nous montre une nouvelle manière de découvrir la montagne. Merci à Nicolas Hairon pour cette belle création.

Vous aussi, prenez le pas et changez d’approche


Invitation – Uitnodiging : 6/05 Mountain Wilderness belgique belgië belgien

Posted on avril 27th, 2011

Chers amis,

Mountain Wilderness Belgique existe depuis 4 années.
Quelques chevilles ouvrière et fondateurs se sont réunis il y a quelques semaines avec d’autres intéressés à s’impliquer plus avant. De ce remue méninges sur les envies et potentialités du mouvement en Belgique a émergé l’envie de relancer le projet. Nous aimerions que vous soyez des nôtres pour en discuter plus avant dans le cadre d’une assemblée générale de relance qui se tiendra le vendredi 6 mai au soir à Bruxelles. La relance, ou non, dépendra réellement de votre présence et de votre envie de vous y impliquer.

Pouvez-vous nous confirmer votre disponibilité ? (n’hésitez pas à répondre en commentaire de cet article ou via le formulaire de contact)

Ce message tient lieu de convocation.

Envoyez nous vos propositions de points à mettre à l’ordre du jour.
l’OJ incluera au moins :

  • axes de redéfinition du projet (base = compte-rendu du brainstorming)
  • premières actions,
  • constitution du nouveau C.A.,
  • formalités administratives (incl. budget, décharge aux administrateurs, ce point sera traité très rapidement !)
  • divers

L’ordre du jour complet, le compte-rendu du brainstorming et la localisation précise suivront.

MAJ (30/04/2011) : La réunion aura lieu dans la salle du centre Tournesol dans le parc Tournay-Solvay à Boisfort à 20h
Centre Régional d’Initiation à l’Ecologie « Tournesol » (à l’intérieur du parc).
Accès: Tram: 94 / Bus: 42, 95.

pour Mountain Wilderness Belgique

Grégoire, Jérôme,
Dom, Alexis, Anne, Geoffroy


Faut-il déséquiper les voies de Freyr?

Posted on avril 13th, 2011

Voici une question, un débat que nous avons pensé lancer. Peut-être est-ce un peu visionnaire? Mais est-ce que ce ne serait pas d’autant plus vrai alors que notre team Groenland soit en lice pour recevoir le piolet d’or?

Jerome Meessen a développé la question plus en détail dans un article qui se veut être une lettre ouverte à tous ceux qui se sentent concernés. N’hésitez pas à réagir et à nous partager votre sentiment.

Chers amis,

J’espère que vous allez tous bien !

Suite aux nombreuses discussions que j’ai eues avec certains d’entre vous au sujet de mon article précédent, j’ai retouché un peu la bête.
Vous la trouverez ci-joint.

Très honnêtement, je ne pensais pas que cela éveillerait tant de réactions et de craintes…
Il y a un débat à lancer, pourvu que la magie des blogs et du web le fasse.

Faites suivre à qui vous voulez,

au plaisir de vous revoir,

jérôme,

Cliquez sur le lien suivant pour voir l’article :

FEM-FAUCON-PELERIN-ROCHER-BASSEVILLE-2

Le débat continue sur Facebook ici

Le débat continue aussi sur Climb2Climb


Un peu d’histoire

Posted on janvier 30th, 2011

Ce manifeste – 1972 – est considere comme la base de la mouvance « clean climbing ».

Et biensur, c’est signe par 2 visionaires:
- Frost
- Chouinard

Manifesto of the clean climbing movement

Manifesto of the clean climbing movement


Nuwa : la montagne durable sur la Première

Posted on janvier 5th, 2011

Ce 24 décembre j’étais interviewé sur la radio « La première » dans le cadre d’une émission sur le ski et la montagne durable. J’étais sur le plateau avec un représentant de Mountain Riders ainsi que Xavier Vanbuggenhout. Le but était de sensibiliser les chers concitoyens à l’impact que peuvent avoir leurs vacances dans les stations de ski. Mais surtout aussi de parler de ce qui existe et ce qui se fait pour diminuer notre impact dans les montagnes de nos jours.

Je vous invite à écouter l’émission en podcast ici
.

Quel est l’impact environnemental d’une semaine de ski ? La réponse n’est pas simple évidemment, mais elle mérite d’être posée. Aller au ski peut rimer pour certains avec dépaysement, hors piste et nature sauvage… Ou au contraire pour d’autres, avec altération du paysage et pollutions en tous genre…
Alors est-il possible de skier en respectant l’environnement ?

Quelques liens :


Libérez vos voies

Posted on janvier 4th, 2011

Tout qui s’inquiète de l’état de nos pratiques le sait : l’escalade, pour l’heure, est au « libre ». On parle même de « grand libre ». Fini les moyens artificiels, la tendance est aux mains nues, au corps-à-corps avec le roc.

Si l’alpinisme, dans ses évolutions et convolutions, a toujours rimé avec Liberté, jamais ce mot n’aura autant été attaché à l’escalade : « sortir en libre », « mouvement en libre », « libération ». Tant et tant de tournures d’un grand terme peut-être un peu torturé.

Parmi ces expressions, il en est une qui me titille plus que les autres : « libérer une voie ». Que le style est plus libre lorsque l’on ne tire et place que nos mains, nos coudes ou nos pieds, c’est indéniable. Mais la voie ? La fissure ? Le sommet ? Sont-ils subitement libérés lorsque l’ascension est simplement un peu plus simple ?

J’ai dû plonger dans une référence : le Larousse Junior, édition spéciale 8-12 ans. Rien que des mots clairs et imagés pour définir même les plus compliqués. Libre = qui n’est soumis à aucune contrainte. Alors un moment, jouons au fou ou au chamane qui parle en fils de fissure, se prend pour la neige, ou d’un coup se dit cailloux, prenons le point de vue de la voie : suis-je libéré de contraintes grâce au style d’un grimpeur ?

Libérer une voie, penser pour le granit, c’est aussi chercher une expérience plus dense.

Vous conviendrez avec moi qu’il n’en est rien, tant qu’après le passage, des traces ou des crasses restent en place. Une voie n’est réellement libérée que  si elle est un peu dépouillée de ses souillures.

N’est-il pas temps de proposer une nouvelle forme d’escalade ? Après l’escalade libre : l’escalade libératoire. Principe : rêver, s’approcher, grimper, chercher, puis nettoyer. Retirer un peu, peut-être pas tout, le plus possible du moins, même s’il faut pour cela évacuer les excréments d’autres expés.

Ce style offrirait des milliers de possibilités, chez nous comme ailleurs : rocher, glace, neige ou sentiers : toutes les voies sont bonnes à libérer ! Il existe des milliers de premières à réaliser ! On imagine déjà les communiqués de presse : « l’équipe est parvenue à libérer l’Al Lègne – PQ, magnésie et mégots – en moins de deux jours ! ». On parlerait très vite des « grands problèmes des Alpes » : voies normales du Mont Blanc, Cervin, Eiger. Trilogie tentante… Dans quelques années des fous penseront à libérer l’Everest en solo, sans oxygène !

Sans doute, libérer une voie est-ce avant tout penser loin, gravir en cohérence de cause.

L’équipe CAB RCT en terre de Baffin, décide d’évacuer les ordures laissées par d’autres expéditions.

J’entends qu’on me traitera de brave type, de petit utopiste. Ouvrez les yeux, le mouvement est déjà lancé ! L’hiver dernier, Nico et Sean ont été les premiers à grimper en libre la voie ‘Sud Africaine’ aux Torres del Paine. A leur descente, ils ramènent des tonnes de cordes fixes, tant de contraintes laissées par d’autres sur cette tour qui n’attend que sa libération totale. Et il y a bien d’autres exemples…

Osons y voir les hirondelles d’un nouveau printemps de la grimpe !




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